Etes-vous sûr de ne pas avoir d’amiante chez vous ?

Que faire si votre logement contient de l’amiante ?

L’utilisation de l’amiante dans le secteur de la construction a été interdite en 1997. Les bâtiments construits avant cette date peuvent donc encore aujourd’hui en contenir. Comment savoir si votre logement contient de l’amiante ?

La détection d’amiante dans les logements

L’amiante a été largement utilisée pour isoler les constructions jusqu’à ce que sa dangerosité soit établie. Ce matériau, en se dégradant, dégage des fibres pouvant être inhalées et causer de graves problèmes respiratoires. L’amiante est une cause avérée de cancer. Pour faire face à cette problématique de santé publique, lors de la vente d’un bien construit avant 1997, il est obligatoire de fournir un diagnostic amiante . Réalisé par un professionnel certifié, il permet de détecter dans le logement la présence d’amiante et d’évaluer son état de conservation.
Les diagnostiqueurs chargés de détecter l’amiante sont formés spécifiquement. Ils sont équipés d’EPI (Equipements de Protection Individuelle) pour préserver leur santé. Ils doivent détenir et renouveler tous les 5 ans une certification les autorisant à manipuler l’amiante.

Que faire quand un logement contient de l’amiante

Si la présence d’amiante est avérée dans un logement, deux cas de figure sont possibles.
• Dans le premier cas, l’amiante est présente dans un matériau détérioré et ses fibres peuvent être une source de contamination pour les personnes qui vivent dans le logement. Il est alors obligatoire de réaliser des travaux de retrait ou de confinement.
• Dans le second cas, les matériaux amiantés sont en bon état et ne présentent pas de danger pour la santé des occupants. Ils peuvent donc être laissés en place, mais un diagnostic régulier devra être réalisé tous les 3 ans pour s’assurer que les matériaux ne se dégradent pas.

Quand le diagnostic amiante confirme qu’un logement ne compte aucun matériau amianté, il est alors définitif. Sa durée de validité est ainsi illimitée.

Publié par Anne Maurel

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