Êtes-vous sûr de ne pas avoir d’amiante chez vous ?

L’amiante reste souvent présente dans les logements datant d’avant 1997

L’utilisation de l’amiante fut autorisée jusqu’en 1997.
Toxique, elle se trouve donc encore dans beaucoup d’objets et d’intérieurs.
Joint de portes de four, housse et table à repasser, cuisinière, grille-pain, gant ignifugé… il n’est pas possible de savoir quels appareils en contiennent faute de recensement.

Toutefois, on peut considérer que tout objet datant d’avant 1997 et proposant ou ayant une isolation acoustique ou thermique renferme de l’amiante.
Le savez-vous ?

Rechercher l’amiante est désormais obligatoire dans les immeubles construits avant le 1er juillet 1997.

L’amiante : un matériel cancérigène

Les fibres d’amiantes, par leur petite taille (400 à 2000 fois plus fines qu’un cheveu), ont la possibilité de pénétrer au sein des alvéoles pulmonaires puis de s’installer, après de longues années, dans l’enveloppe du poumon.
Elles peuvent déclencher de nombreuses maladies graves allant de l’insuffisance respiratoire mortelle à la fibrose et bien entendu aux cancers, dont le mésothéliome mortel.

Cliquez ici pour connaitre les dangers de l’amiante et du plomb sur la santé.

Utilisée en raison de son haut pouvoir isolant (acoustique et thermique) et de son faible coût de revient, l’amiante a agrémenté de nombreux bâtiments sous de nombreuses formes :

• liquide (joints, mastics, colles…),
• intégré à d’autres matériaux tels que du ciment (tuyaux, gaines) ou du plastique (revêtements de sol),
• tressé ou tissé (couvertures et rideaux anti-feu, vêtements contre la chaleur),
• plaques ou de feuilles (faux plafonds, cloisons, cartons).

Un diagnostic spécifique pour repérer les traces d’amiante dans l’habitat.
Les risques ne sont pas les mêmes suivant la façon dont les fibres d’amiante ont été utilisées. Par exemple, un flocage où l’amiante a été projeté (autour d’une gaine par exemple) est plus dangereux qu’une toiture en fibrociment où les fibres sont intégrées.
Dans le premier cas en effet les fibres se dispersent plus facilement dans l’air.

En cas de doute, il est donc préférable de faire appel à un professionnel. Celui-ci réalisera un diagnostic et vous donnera des consignes avant travaux.

Des déchetteries spécialisées dans l’amiante et un transport sécurisé

La mairie de votre lieu d’habitation vous donnera l’adresse de la déchetterie spécialisée dans le traitement de l’amiante la plus proche. Pour le transport, vous devez suivre les recommandations de la circulaire datée du 22 février 2005. Vos déchets contenant de l’amiante doivent être isolés dans un sac fermé et portant l’indication « amiante ». Les remorques doivent être bâchées.

Toutefois, les conditions diffèrent selon les déchetteries (film transparent à Limay, ruban adhésif marron et sacs-poubelle doublés à Villeparisis, dépôt sans précautions particulières à Rennes…) ainsi que les prix : dépôt gratuit dans certaines déchetteries, par exemple à Rennes, payant en région parisienne (de 13,15€/50 kg à Limay ou Pierrelaye, à 17€/50 kg à Villeparisis).
Renseignez-vous avant.

Quelques conseils de prudence en cas de travaux

Si vous réalisez des travaux dans des parties de votre logement contenant des traces d’amiante, certaines mesures de précaution s’imposent :

• portez un masque P3 (en vente en magasin de bricolage) ;
• nettoyez les surfaces au chiffon humide : pas d’aspirateurs qui font s’envoler les fibres ;
• soyez prudent en cas de perçage près d’une ancienne cheminée, vous pourriez toucher une gaine en amiante ;
• évitez les outils tournant à grande vitesse à proximité ou sur les matériaux contenant de l’amiante.

Publié par Anne Maurel

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