Isolation thermique : les particuliers rénovent peu avec la crise

Une personne sur trois vit dans un logement mal isolé

Des logements mal isolés… et qui le restent

A en croire les résultats de l’enquête « Opinions et pratiques environnementales des Français en 2013 », publiée récemment par le Commissariat général au développement durable (CGDD), les particuliers sont conscients des enjeux écologiques mais peu enclins à investir dans des travaux de rénovation, quand bien même ceux-ci leur permettraient de réduire leur consommation d’énergie.

Cliquez ici pour faire le tour des aides aux travaux de rénovation en 2014.

Seules 38% des personnes interrogées considèrent en effet que ces travaux sont nécessaires (contre 43% en 2008) alors qu’une sur trois reconnaît pourtant vivre dans un logement mal isolé.

Facture énergétique : de bons réflexes difficiles à adopter

S’ils ne prévoient pas d’investir pour le moment, en partie à cause de la crise, les Français changent peu à peu leurs pratiques : 72% d’entre eux régulent par exemple la température de leur logement, alors qu’ils n’étaient que 67% à le faire en 2009.

Mais dans un même temps, certains réflexes pourtant simples peinent à être adoptés sur le long-terme.

C’est le cas de l’extinction des appareils en veille, pratiquée par 62% des personnes interrogées alors que ce chiffre était de 75% en 2009. Pour le CGDD, ce recul s’explique en partie par le fait que les particuliers ont du mal à percevoir concrètement les bienfaits économiques et environnementaux de ces « petits gestes ».

Pourtant éteindre ses appareils électriques permet de réduire significativement sa facture d’électricité.

Un regard sur l’écologie qui évolue peu

L’enquête du CGDD se penche également sur les préoccupations environnementales des Français.
Elle montre que celles-ci ont finalement peu changé au cours des deux dernières années, puisque la pollution de l’air et le changement climatique arrivent toujours en première et deuxième position, devant les catastrophes naturelles. La pollution des eaux, le bruit ou l’augmentation des déchets ménagers se placent quant à eux loin derrière.

Publié par Anne Maurel

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