L’habitat coopératif gagne du terrain

L’habitat participatif serait-il le modèle de vie de demain ?

Un vent nouveau souffle sur l’habitat coopératif

Après avoir connu un premier « âge d’or » dans les années 70-80 avant de s’essouffler, l’habitat coopératif, troisième voie pour le logement, bénéficie d’un regain d’intérêt depuis les années 2000.

Lire aussi l’article : l’habitat groupé séduit de plus en plus de ménages.

Les raisons d’un tel renouveau de l’habitat participatif sont multiples.

Tout d’abord, le contexte de crise économique qui rapproche les gens et les incite à l’entraide et à la solidarité, en raison notamment de difficultés d’accès au foncier et à l’immobilier.

Ensuite, la sensibilité croissante des Français pour le respect de l’environnement et du cadre de vie qui constitue un autre facteur favorable à la hausse de l’intérêt pour ce type d’habitat.

Et enfin, comme l’explique Claire Carriou, Maître de conférence en aménagement et urbanisme à l’université Paris X, « en temps de crise, les gens cherchent à redevenir acteurs de leur vie.

Et ça passe par le lieu d’habitat, c’est une manière d’être maître de soi, une façon de retrouver du sens ». Etant conçu puis géré par ses futurs habitants, le logement participatif est une forme d’habitat qui offre un accès possible à la propriété tout en répondant parfaitement à ce besoin « d’être acteur de sa vie ».

Vie en communauté : l’habitat partagé est-il viable ?

Etant un moyen « d’allier éco-construction et implication sociale », l’habitat participatif séduit de plus en plus de collectivités, note Sylvène Denèfle, professeur de sociologie à l’Université Rabelais de Tours.
De nombreuses villes se lancent dans la construction d’écoquartiers et développent des projets d’habitat groupé.

Le concept séduit d’autant que la Ministre du logement prévoit d’ailleurs un encadrement de l’habitat participatif..

Sylvène Denèfle estime toutefois que, si dans un contexte de crise, le style de vie en communauté lié au mode d’habitat coopératif « a de grandes chances de perdurer », cette « utopie de vivre ensemble » risque toutefois de disparaître en cas d’amélioration du contexte économique.

Publié par Sarah Léon

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