Logement : l’air que vous respirez est-il sain ?

Pensez à aérer quotidiennement toutes les pièces de votre maison

Etat des lieux de la pollution intérieure

Nous passons 80% de notre vie en milieu fermé qu’il s’agisse de notre lieu de travail, de notre habitation ou des transports…
Et l’air de ces espaces clos est souvent aussi, voir plus, pollué que l’air extérieur.

Parfums d’ambiance, colles, peintures, produits ménagers, revêtements de sol, de nombreux produits répandent des polluants toxiques dont les conséquences sont fâcheuses pour la santé, pouvant être responsables d’asthme ou d’irritations respiratoires, de maux de tête…

Afin de lutter contre la pollution de l’air intérieur, un plan d’action a été mis en place en 2012 par le gouvernement obligeant les fabricants de produits de décoration à afficher une mise en garde sur l’émission de substances toxiques.

Les effets cancérogènes de certains produits d’entretien

L’institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) a réalisé une étude concernant 54 produits d’entretien de différentes marques. Durant cette étude, environ 230 composés ont été découverts, dont le formaldéhyde servant de désinfectant et de conservateur. Celui-ci est jugé cancérogène.

Les particules émises par les détergents sont d’autant plus néfastes qu’elles sont de taille microscopique (d’un diamètre de 0,001 mm) et peuvent ainsi traverser les filtres et pénétrer en profondeur dans les poumons.

Lorsque l’on omet d’aérer le logement après une séance de nettoyage, ces particules toxiques persistent et s’amassent dans l’organisme. C’est ce dernier point qui les rend dangereuses.
En prime, les particules et les produits s’unissent, ce qui crée selon les scientifiques un « effet cocktail ».

Vers une interdiction ou un étiquetage des bougies et de l’encens

Les experts s’inquiètent des conséquences des fumées de bougies et d’encens qui contiennent :

• de l’acroléine : une substance toxique utilisée en tant que gaz de combat lors de la Première Guerre mondiale
• du formaldéhyde,
• des composés cancérogènes, du benzène et du naphtalène.

Les encens les plus dangereux (émettant plus de 2 microgrammes de benzène par m3) seront sans doute interdits à partir de l’été 2014.

En ce qui concerne les autres désodorisants (sprays et bougies), ils seront probablement étiquetés pour que le consommateur soit informé des dangers de leur utilisation.

Une bonne utilisation des produits ménagers et une aération du logement

Quelques gestes simples permettent de respirer un bon air chez soi.

L’Ineris recommande dans son Guide de la pollution de l’air intérieur, disponible gratuitement sur internet de :

• Limiter la quantité de produits ménagers ;
• Aérer son logement journellement ;
• Ouvrir ses fenêtres pour créer un courant d’air ;
• Suivre les consignes d’utilisation et les quantités des produits.

Réaliser un test de la pollution de l’air de son logement

Des tests de « pollution de l’air intérieur » sont commercialisés par certaines sociétés. Le principe en est simple : un laboratoire effectue des tests sur un boîtier que l’utilisateur a laissé sur un meuble durant une semaine environ. Le laboratoire envoie ensuite ses conclusions assorties de conseils.

Publié par l’équipe éditoriale de L’immobilier 100% entre Particuliers

Partager cette page :