Seuls 10% des logements sont équipés d’un détecteur de fumée

L’installation d’un DAAF dans chaque habitation sera obligatoire dès le 8 mars 2015

Les ménages français boudent les détecteurs de fumée

Leur efficacité n’est plus à prouver et ils devront équiper toutes les habitations d’ici moins d’un an, et pourtant rien n’y fait :

les Français tardent à faire l’acquisition d’un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF).

Lire à ce sujet : Les détecteurs de fumée seront obligatoires à partir du 8 mars 2015.

En effet, seuls 10 % des logements en sont équipés dans l’Hexagone, alors que ce chiffre s’envole dans d’autres pays européens comme en Norvège (98%), au Royaume-Uni (89%) ou encore dans les Pays-Bas (65%). Dans un article publié le 9 mai dernier, le site maisonapart.com s’interroge sur ces réticences « made in France ».

DAAF : des idées reçues qui sont autant de freins à l’achat

Pourquoi attendre 2015 pour installer un détecteur de fumée chez soi ?

L’immobilisme des Français est d’autant plus étonnant que la grande majorité des ménages déclarent vouloir s’équiper, convaincus par l’utilité des DAAF.

Leur méconnaissance de ces appareils fait pourtant qu’ils ont du mal à franchir le pas, bien souvent à cause de préjugés tenaces.
D’abord, concernant leur prix : beaucoup pensent que s’équiper coûte cher, alors qu’il existe aujourd’hui des modèles premier prix autour de 15 €.

Les Français croient également que l’installation d’un DAAF est compliquée. Hors il suffit de percer deux trous dans le plafond et y enfoncer deux chevilles pour fixer le boîtier.

La question de l’esthétisme constitue elle aussi un frein, alors que l’on trouve désormais des modèles plus design, disponibles en différentes teintes.

Une réglementation bien souvent méconnue

Les Français sont nombreux à penser que l’installation d’un détecteur de fumée est uniquement à la charge des propriétaires, alors que la loi stipule qu’elle incombe à l’occupant du logement.
Si vous êtes locataire, vous devez installer un DAAF dans votre location.

Publié par Anne Maurel

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